La Meilleure façon de Marcherhttp://www.lameilleurefacondemarcher.com/2006-11-28T17:05:42Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngDu sexe, De l'humour, De la violence ... et des vergetureshttp://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-21125670.htmlRetiens la nuit2008-07-10T06:15:03Z2008-07-10T05:58:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html
amp;Quand je te dis qu'il faut pas se reproduire.
Quand je te dis que la maternité est tout sauf une partie de plaisir...
Quand je te dis que j'aurais mieux fait de me casser une patte ce soir-là, en particulier.
Ce soir de vacances où nous nous étions égarés aux alentours du Cap Ferré. Où nous nous étions dit: "Au diable l'avarice, on va se taper la cloche"
et qu'effectivement on l'a tapé plus que de raison.
Ca a commencé dans ce genre de station balnéaire qui se dit ville sans l'être... Ronce-les-Bains pour être précise, ça n'est que quartiers
résidentiels dont le mauvais goût concurrence la beaufitude, le centre ville se bornant en une unique rue "commerçante". Comprendre restos et échopes de fortunes proposant moult cartes postales
estampillées raie dorée et moult porte-clef-dauphin-prénom. Bref, le bon goût incarné....N'allez pas croire que l'affluence de connards en short fait défaut, c'est DisneyLand chez Roseanne. On
repère un resto où (je te rappelle qu'on est fin juillet) il reste une table en terrasse et vas-y qu'on s'installe comme deux coques en mal d'aventure. Et vas-y qu'on commande des huîtres, des
bulots, des langoustines, deux homards et le petit blanc qui va bien: deux bouteilles de Pinot-noir-à-je-sais-pas-combien-la-bouteille. La table est trop petite pour la quantité de plats que nous
avons commandé et donc, on commence gentiment à s'insulter. C'est une table pour deux... qui jouxte une autre table pour deux où dîne un autre couple, le genre de couple quadra qui se fait
refouler aux Chandelles "Ah! Non! J'ai dit pas d'baskets!" Le mari reluque autant qu'il peut, autant te dire que j'aurai pû être à poil, il n'aurait pas usé de plus d'embages. La femme reluque et
je remarque les moues inommables qu'elle adresse délibérément à l'entrejambe de mon mec. On tente de les ignorer mais malgré nos efforts conjugués, le mari prend la parole:
"- Yen a ... du monde!
- C'est comme qui dirait un rencart de beaufs donc... oui, dis-je
- Vous êtes d'où, les jeunes? dit la femme en passant sa langue maronnasse de café sur ses lèvres dans l'espoir de faire bander Christophe.
- On est de Paris, dis-je.
- Oh c'est beau Paris! (la femme)
- Oui mais trop d'étrangers (le mari)
- Oui mais c'est tellement beau, quel dommage qu'on laisse tout entrer (la femme renouvellant la mimique bouche-langue à l'adresse de
Christophe)
- Et vous n'avez pas peur, questionne le mari
- Figurez-vous que si! Si vous saviez le prix des musées, les rues d'ailleurs ne sont plus sûres, on ne sort qu'armés... Et la Tour Eiffel est
maure, ya plus d'frontières ou quoi? Putain de Delanoé! (Ca c'est ma ptite salope qui fait de l'humour)
- J'vous l'fait pas dire, dit le mari, si j'étais au gouvernement j'renvoyerais (Oui, j'renvoyerais) tous ces crouilles dans l'sud, vous faites quoi
après? Vous m'avez l'air d'être un couple très très sympathique. On pourrait finir ensemble....
- Vous ne doutez de rien ou c'est le cidre qui vous donne de idées? Perso, vous me rebutez. (moi)
- Hein? On est gentille, on parle français! C'est qu'on est un couple libre" la femme (là, c'est bien à moi qu'elle fait du pied)
On règle vite fait et on se casse avant que ces connards aient le temps de nous suivre.
On est déjà plus qu'un peut schläss, et comme deux coques en mal d'aventure, on suit le flot des passants jusqu'à cette fête forraine. Après
les-chichis-de-vacances-d'usage on sait plus trop quoi faire....
Christophe est attiré par les machines un-euro-t'auras-pas-la-p'luche, il veut absolument me gagner un Bob l'Eponge. Il y arrive après 15€ en
pièces. C'est con mais je suis émue. Serait-ce que la beaufitude me gagne lentement, serait-ce juste la tête de ma moitié qui veut coûte que coûte me faire gagner quelque chose?
On rentre, bourrés comme deux novices avant le séminaire...
Et c'est là qu'on a fait Lazare.
Sur le parking dit de L'Embellie, un soir de biture où on a échappé à un foursome forcé, parce qu'on s'aime, que c'est con! Et quand je vois comme
il rame aujourdhui, quand il essaie de parler, quand il fait ses dents, quand on le pique pour ses vaccins, quand sa couche est pleine... Putain, je ne souhaite ça personne.
Huit mois en cloques sans boire une goutte de rien, des nuits blanches à faire pâlir un insomniaque et des heures de pleurs à faire d'une
puéricultrice une tueuse.
Demain, on part en vacances. On remet ça? OUAIS
On sait jamais ce qui peut arriver... Val de L'Appartement voulait une Parnasse...
Vous serez peut-être marraines plus vite que prévu.
Sait-on jamais, avec ces saloperies de vacances???
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-20739662.htmlUne soirée chez deux vieux cons qui s'aiment2008-06-25T13:20:45Z2008-06-25T12:52:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/50/25/37/541175263_small.jpg" />
amp;
Vous savez à quel point je suis folle furieuse de ma moitié. Cette espèce d'armoire
à glaces au coeur tendre, mon grizzli... parce que Dieu, vous en verrez pas de plus poilu. Pavarotti peut aller s'rhabiller, à côté c'est une pucelle imberbe. C'est bien simple, histoire vraie,
Christophe à la pisicine municipale: Son assurance étant déjà mise à mal par la terrible association moule-bite/bonnet de bain, il se retrouve très vite rouge tomate par la réplique d'un moufflet
à l'adresse de sa mère (histoire vraie, je le répète) "Oh regarde Maman! Un troll!". Il en a des malheurs, ma ptite salope, avec ses poils. Il a essayé pas mal de trucs. Il a rasé et a regretté,
son corps entier s'étant dans l'après-midi-même changé en une immense barbe d'un jour et demi, pas celle qui pique, celle qui fait l'effet du papier à poncer. Il a décoloré à l'eau oxygénée et il
a regretté, là c'était plus un grizzly mais un gros renard. Quand on décolore des poils noir corbeau, ça fait pas blond, nan nan, ça fait roux carotte. Triste expérience, pour lui, moi je me suis
bien marrée. Finalement, tentative désespérée, il a voulu détourner l'attention et tel Britney Spears un soir de déprime, il s'est rasé entièrement la tête. C'était sans conteste la plus piètre
des trois tentatives. Ma salope au regard tendre, ma bienveillance incarnée, ressemblait maintenant à s'y méprendre à un terroriste tchétchène. A l'époque, on crêchait encore dans notre studio du
boulevard de Charonne, j'm'en souviens, j'suis rentrée et j'ai hurlé. J'ai mis plusieurs secondes à comprendre que personne ne me voulait du mal. Moi, toutes ces tentatives pour paraître moins
poilu, ça me fait fondre et ça n'est pas sans me rappeler Les Malheurs de Sophie.
Voici maintenant l'heure de la transition, parce que non, le sujet de l'article n'est pas Mon mec, ce Poilu, mais bien Une soirée chez deux vieux
cons qui s'aiment. D'ailleurs j'aurais pu vous parler d'autre chose, ma cicatrice de césarienne ou la dernière couche de SMPLC mais j'aurais du renommer l'article Comment aller toujours plus loin
dans l'horreur et là encore on digresserait. Transition poil donc, j'avais la tête posée sur l'épaule de ma moitié, ses poils me piquant la joue malgré la barrière de son tee-shirt. Nous étions à
la fraîche, sur notre minuscule balcon, plongés dans la contemplation d'un groupe de pré-ados gueulards et shootés aux hormones qui s'étaient faits forts de rejouer Neuf semaines et demi sous nos
fenêtres. C'est d'ailleurs ce petit groupe hystérique qui était à l'origine de notre présence sur le dit balcon. A faire un tel barouf, ces ptits cons allaient finir par réveiller notre nain et
en bons vieux cons qui s'aiment, on s'est dit que nos regards appuyés sur leurs singeries de parade nuptiale les refroidiraient un tantinet soit peu. On était donc là, censeurs drapés dans notre
bon droit, à regarder deux ptits mecs et trois pisseuses très jolies et puis à surveiller aussi. Vous verrez pourquoi. On est pas si vieux cons, quand même, on sait que c'est l'été aussi dans
leur slip, et qu'avec une soirée pareille, fallait au moins en profiter comme il se doit. Nous aussi, on a eu treize ans dans onze mois. Jusqu'ici, le petit groupe n'avait pas remarqué notre
présence, à qui d'en prendre une sur ses genoux, à qui de pousser une autre pour la faire tomber de son vétété. A qui de rire à gorge déployée comme pour dire "Oui, moi, j'ai des orgasmes, c'est
ma mère qui m'en donne quand j'ai fait mes devoirs et mis la table et en plus de l'argent de poche". J'me sens quand même très vieille conne, parce que je me souviens de mes treize ans à moi que
j'ai eu et des soirées d'été que je passais à faire du caddie sauvage sur un parking de supermarché. Avec Christophe, on s'est connu gamins, adolescents et puis fatalement adultes. Et on se dit,
en voyant le trentaine arriver au galop, qu'on se fait vieux et sages, putain de merde. On est tellement fusionnels dans notre relation qu'on a même notre langage à nous, que je vous cache bien
entendu et qui m'oblige à retranscrire en français compréhensible nos échanges.
" Tu crois qu'il sera comme eux, notre fils? je demande
- Ya des chances. T'as vu comme j'ai plié mon camion? Quel con!
- Mouais, enfin c'est pas comme si on découvrait que t'es un empoté de première.
- C'est toi, la compote...
- C'est toi, la pom'pote!
- Ah ouais? Bah toi, t'es une pom'pote... blette-goyave.
- Ah ouais??? Bah toi, t'es une pom'pote brocoli-champagne.
- Toi t'es une pom'pote morve de Chouips-mégots de clopes régurgités par Boudou.
Ca a duré comme ça une bonne dixaine de minutes, l'un des deux gosses avait entre-temps baissé son survêt dans l'entreprise de "faire le trottoir".
Les trois filles pouffaient tout ce qu'elles savaient et c'est seulement à ce moment que l'autre ptit gars hurla "Eh!!! Eh!!! Arrêtez!!! Ya des gens qui regardent!!! Les cinq têtes se levèrent de
concert vers notre enclave et nos sourires moqueurs de les faire rougir comme pas deux.
- Euhhh, bonsoir... dit une des trois pisseuses.
- Bonsoir, qu'on répond, nous vieux cons.
- Rhoooo la honte Kevin! Remonte ton survêt', remonte ton survêt!
- C'est qu'on a un bébé qui dort, alors vous serez chous de baisser le volume, j'veux entendre une mouche voler... je dis
- Ta gueule Océane! Ya un bébé qui dort
- Toi ta gueule, ya un bébé qui dort!!!!!!
- Fermez tous vos gueules, ya un bébé qui dort!!!!!!!
On s'est donc remis à s'insulter entre nous...
- Ah ouais??????? Bah toi.... t'es une pom'pote..... leucémie-syphilis... ha ha!
- Ah ouais.... bah toi.... t'es une pom'pote........ vieux liquide amniotique de la voisine et chiasse du mec bizarre qu'est toujours fourré sous
nos fenêtres.
Et c'est là qu'on l'a vu, le mec bizarre, qui était en train de prendre en photo notre tripotée d'hormones. C'est là que Christophe a dit très très
fort, et tant pis si ça réveillait le nain, mieux vaut un bébé qui chiale en sécurité plutôt qu'un pré-ado qui hurle sans que personne l'entende:
" Putain, chérie, tu trouves pas ça louche un homme de la quarantaine, poivre et sel un peu chauve, avec une chemise
manches courtes bleu ciel et un pantalon beige... qui prend en photo une bande d'enfants???
- C'est clair ça parait louche, on devrait peut-être appeler les flics, qu'est-ce que t'en penses? (on est jamais
trop prudents)
Les gosses se retournent vers le mec qui détale, et ils se calment d'un coup, les mômes... On est vieux cons et on aime bien faire
chier.
D'une pierre, deux coups: on a la paix. Une fois que chacun est rentré chez soi, après s'être bisouillé un laps de temps raisonnable, nous rentrons
itou nous coucher comme deux vieux cons qui s'aiment.
Alors c'était peut-être un mec qui prend juste des photos, on a pas voulu se la jouer vengeurs masqués ou empêcheurs de tourner en rond, mais il a
vraiment l'air louche, celui qu'est tout le temps fourré sous nos fenêtres.
Christophe tente une approche tactique:
- Ah non! J'ai chaud et chuis crevée! Putain mais tu respectes vraiment pas mon statut de mère de chialeur incontinent! Nan, mais vraiment tu fais
chier, fous-moi la paix, laisse-moi dormir! On s'frottera demain...
- T'façon, toi... t'es une pom'pote....potimarron- ananas...
- Ah ouais? Bah toi...
Comment ne pas suivre ce mec jusqu'au bout? J'vous ai pas dit? On déménage en Bretagne....
Article dédicacé à ma chère Zeste
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-20675414.htmlJ'aime pas la Fête de la Musique2008-06-23T09:25:14Z2008-06-23T09:20:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/50/25/37/joe-s-appartment-photo1.jpg" />amp;
J'aime pas la Fête de la Musique, nan, comme le Nouvel An. Ces deux dates à la con, j'les rayerais volontier du calendrier. Non mais franchement, ça
fait chier plus qu'autre chose. Allez pas croire que j'aime pas la musique. Non, j'aime la musique. Ce que je n'aime pas, c'est les larsens à répétition, c'est les raps balbutiants et abscons
scandés par trois pelés du Val Fourré: "2-7... EN FORCE... ouais, ouais, Val Fourré représente! LES VALMEUX- LES MUREAUX par tout l'même putain d'ghetto, Giverny, c'est bon pour les kiffeurs
d'Monet, mais nous on a pas d'money, ouais, ouais...", concert de trois heures et demi si tant est qu'on puisse appeler ça concert, machiavélisé par un ingé son paranoïaque, tout ça, sur le
parvis de la Mairie. J'vous ai dit que j'habitais à moins de cinq mètres de la Mairie?
Autant vous dire que mes doubles vitrages n'ont pas suffit à m'éviter l'abattement le plus total. Bah oui, c'est qui la conne qui se retrouve
coincée avec son chiard pendant que le père est parti jouer les monte-en-l'air avec une bande de japonais à trou-du-cul-dans-l'oise? Celle-là même qui aurait cent mille milliard de fois préféré
se rincer les badigoinces à grand renfort de bière tiède avec ses ptits camarades de blog.
J'vous entend déjà dire "Pourquoi tu l'as pas largué chez sa grand-mère?". Je vous remercie de me poser cette excellente question et d'ailleurs je
m'en félicite. Pour la simple et bonne raison, chers lecteurs, que la dernière fois que j'ai laissé le fruit de mes entrailles à ma belle-mère, je l'ai retrouvée toutes lumières éteintes dans son
salon, cachée sous la table et serrant mon fils dans ses bras avec un regard de louve traquée. Vous comprendrez aisément que l'expérience ne m'ait pas laissé un goût de revenez-y. Fin de la
parenthèse sur les belles-mères passablement cinglées.
J'étais donc chez moi, sous une chaleur de plomb, vitres fermées, à hésiter entre me mettre une murge au Pastis et balancer sur ces petits connards
chantant tous les vieux cédés de dance de ma moitié. Je n'ai finalement rien fait de tout ça. Premièrement parce que le Pastis n'est pas précisément ma tasse de thé et deuxièmement parce que
j'lai déjà fait une fois, le freesbee-dance-machine n'est pas aussi marrant qu'on le croit. Alors qu'est-ce que je fais? JE RUMINE.
Je rumine en relisant le brouillon de ma copie de littérature: "Pute de pute de correcteur, ça mérite certainement pas un putain de 13. Je vais te
la faire bouffer par cul, ta putain d'craie!!!" Je chope mon téléphone et appelle la Fac de Rouen: " Oui bonsoir, Vieux Félin à l'appareil, vous serez bien aimable de me faire parvenir mes copies
à l'adresse suivante: 6, place Doucet Quongueule, 27200 Trou-du-Cul-Les-Hortensias. J'accuse personne d'être atrophié du bulbe, du moins pas encore, mais j'ai comme dans l'idée qu'un enculé a
pris mon 18/20 pour un 13/20. Merci. Salut"
Je rumine en me vengeant sur la Xbox: "J'vais te le faire bouffer par le cul, ton lieutenant de l'enfer, pute de chaman! et putain de
viking".
Je rumine en me vengeant sur mon chat à grands coups de "Boudou-Cascade". Comme je l'ai déjà expliqué, ce chat, tu peux lui faire n'importe quoi,
elle continue de te regarder comme le messie. J'dois dire qu'elle a prit cher.
Mon fils queule toujours tout ce qu'il sait et j'entrevois un instant la possiblité de mettre une goutte de Pastis dans son biberon, parce que le
Pastis, c'est presque du fenouil et que ya pas à dire, cinq fruits et légumes par jour c'est la recette d'une vie longue et saine. Je décide que non, pas tout de suite. Il est encore un peu
jeune.
Au bout de quelques temps, de ces minutes qui te paraissent des heures et de ces heures qui te paraissent des ères, une espèce de quarantenaire
complexée se fait forte de reprendre I Will Survive et là, je m'énerve pour de bon. Allez savoir pourquoi j'ai gardé tous ces sacs remplis de centimes de francs... Sans doute pour cet instant où
je m'apprête à jeter l'argent par les fenêtres. Je me poste sur mon balcon avec mes munitions, je suis aux premières loges.
"Aaaaat first I was affraid, I was petrifiiiiied"
"Tiens pov' conne vlà ton putain de cachet, t'as pas trouvé mieux pour me casser les oreilles? Ha, ha! Tiens! Tiens ! Tiens! Nan mais vraiment
quelle conne, tiens! " C'est finalement moi et de loin, la plus ridicule. D'une la chanteuse en question est trop occupée à éviter les fausses notes pour se rendre compte que je la canarde et de
deux, les gens alentours se précipitent comme la misère sur le tiers-état sur les pauvres dîmes obsolètes, mes munitions de fortune. L'inverse de l'effet escompté, je commence doucement à cesser
de lutter contre mon inévitable Goliath, ma soirée de merde. J'ai du pleurer un peu et laisser un message incendiaire sur le répondeur de ma moitié et au moment où j'allais finalement m'apaiser
un tant soit peu, mon téléphone sonne.
" - Allô, Mimi?
- Oui Mimi
- Regardez par la fenêtre (J'vous ai déjà dit je crois que ma soeur et moi nous vouvoyions)
- Ca y est
- Vous me voyez?"
Et là, je la vois effectivement me faire de grands signes, son roméo à son bras et plus rayonnante que jamais. Heureuse, en gros, malgré la musique
de merde et les beaufs en goguette.
J'aime pas la Fête de la Musique
.http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-20590839.htmlVous savez... mon diplôme...2008-06-19T17:55:05Z2008-06-19T17:44:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/50/25/37//graduate.jpg" />
C'est qui la p'tite salope qui a eu mention "assez bien", 12.5 de moyenne?
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-20580638.htmlDix kilos de pêches dans ma gueule2008-06-19T11:16:41Z2008-06-19T11:02:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/50/25/37/pono-004.jpg" />
amp;Je profite du petit quart d'heure que m'accorde mon-petit-fumier-gueulard-de-fils pour écrire un post. Oui
parce que vous saviez pas? J'ai engendré un monstre, une machine hurlante et baveuse qui ne me laisse que deux heures de répis par jour. Un truc inommable, même qu'il me fait limite peur, à
gueuler comme ça toute la sainte journée, j'ai peur qu'il se pète un truc, une corde vocale ou un anévrisme. Moi, j'aimais bien quand j'étais bloggeuse, ce temps me parait foutrement loin, zavez
pas idée. Et ceux qui se disent "Putain, elle veut faire pleurer dans les chaumières" n'ont jamais eu affaire (à faire?) (Poteau rose? Pot-aux-roses?) à Lazare Marc Masliah--Winandy alias
Sa-Majesté-Pue-La-Couche. Et non, l'Emmerdeuse, c'est pas que je veux pas te parler, c'est que j'ai jamais ni le temps ni le pouvoir d'atteindre mon téléphone, je viens JUSTE d'avoir ton message,
tu vois le genre? En parlant d'apostrophe perso: Zeste, ne fais JAMAIS, JAMAIS, la même erreur, adoptez un animal, épargnez-vous le calvaire de la maternité,
idem pour MaB et Kanou.
SMPLC, donc, après nous avoir fait endurer l'épisode coliques-on-va-chez-l'toubib-toutes-les-deux-minutes, même que le toubib en question me tutoie
maintenant, normal vous me direz, avec tout le pognon que je lui file, après l'épisode coliques, l'épisode je-commence-à-faire-mes-dents-et-tant-pis-si-vous-voulez-dormir-ou-juste-baiser, c'est
même pas un âge, deux mois et demi, pour faire ses dents nous voici maintenant en plein épisode j'veux-pas-êt'-seul.
L'épisode j'veux-pas-êt'-seul se traduit vous l'aurez deviné par des hurlements stridents dès lors que je pose SMPLC dans son berceau. Et il peut
gueuler longtemps comme ça, je sais qu'il peut, je le laisse pas... même si j'aimerais, seulement dès qu'il commence à chanter j'ai l'utérus qui palpite façon carnage. Donc je le prends, donc il
est collé à moi une grande grande partie de la journée. Donnez-moi raison, les mères, un bébé de deux mois et demi n'est pas censé dormir que quatre heures entre 06h30et 23h00????
Et je sais qu'il n'a pas mal parce que ça se voit dans ses yeux, quand il hurle, qu'il m'engueule. Putain de bébé... Bon j'ai lâché un peu de mon
fiel... ça va mieux. Merci toi lectorat mon petit receptacle de malheurs.
J'vous écris parce que j'ai un boulot oui... zavez bien entendu... un boulot. Moi l'ancienne serveuse-suggestion-du-moment-j'vous
propose-un-ptit-pic-saint-loup-qui-va-bien, moi l'ancienne barmaid-jte-prends-quand-tu-veux-au-301-et-gaffe-aux-pourliches-ou-tu-vas-tâter-du-torchon-mouillé, moi qui n'ai fait que des jobs
minables, moi qui veux seulement être biblio take care comme le dit si justement Levraoueger, je rempille sur un boulot à la con. Attention, wait for it..... vendeuse de fruits et légumes, j'entends déjà ceux qui me côtoient se marrer sous cape. Quand j'étais petite, j'aimais vachement accompagner ma mère aux Halles mais pas
au point de vouloir y bosser un jour. J'avais donc rendez-vous hier vers 19h00, je sors mon plus beau sourire commercial au patron:
- Bonjour, je suis Vieux Félin, on avait rendez-vous
- Vous savez rendre la monnaie?
- Bah c'est-à-dire que j'aime pas qu'on me parle mal, mais je sais m'tenir
- Haha... sans déconner, j'vous dois 5.10€ et je vous donne un billet de 10€, vous faites quoi?
- Soyez indulgent, j'ai pas réfléchi depuis la naissance de mon fils.
- Que dalle allez.. lancez-vous
- Vous me donnez 10€ et vous devez 5.10€?
- Ouais...
- Bah j'demande si vous avez dix cents et vous rends cinq euros...
- Ouais et si j'ai pas?
- J'vous rends 4.90€?
- C'est bien, vous savez peser?
- Non (j'aurais pu dire si, mais que mon cul et du shit)
- Voilà la balance, allez-y, j'veux un kilo de petites pommes de terre
Là, j'invoque tous les neurones que j'ai encore en stock, je regarde le prix au kilo, 2.25€, je prends un petit sac en papier craft et commence à
prendre jusqu'à ce que ça me paraisse être un cinquième du poids de mon fils. Je pose sur la balance et tape 225. Gagné.
- Vous êtes douée...
- Vous comprenez, c'est mon rêve...
- Arrêtez de déconner avec moi, vous semblez faire l'affaire. Tous les clients sont rois, que j'vous vois pas un engueuler un. On ne sert que les
meilleurs produits, si vous en voyez un qui le fait pas, vous le mettez de côté, j'sers pas de la merde. Et faut sourire (je souris), c'est bien. Vous allez être parfaite. Si vous y mettez du
vôtre, vous serez calife à la place du calife. (Outre son charabia à la con et le fait qu'il soit trop rouge pour être parfaitement sobre, il me plait bien).
- Oui je suis un modèle de bienveillance et de courage pour beaucoup.
- Bon... Bah le modèle de bienveillance et de courage pour beaucoup il commence mardi, c'est bon?
- Ouais (j'suis à deux doigts de lui dire give me five)
- A mardi, 10h, au fait, il a quel âge vot' moufflet?
- Deux mois et demi.
- Bon courage.
Au fait, c'est ça aussi que j'voulais vous dire... même si je claque des fesses... à 17h00, j'aurais les résultats de mes exams. Chuis à peu près
sûre de pas l'avoir, alors, l'un dans l'autre, c'est pas si mal d'avoir un job.
Et comme je vous souhaite avides de voir à quoi ressemble Sa Majesté Pue La Couche, le voilà, quand on le voit comme ça, on lui pardonnerait presque
d'être un ptit fumier...
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-20386241.htmlBêtes et méchants2008-06-12T15:25:10Z2008-06-12T15:18:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/50/25/37//moving-4.gif" />
amp;Vous le connaissez, Christophe? L'espèce d'armoire bretonne
qui partage ma couche et mon paquet de lessive, celui avec qui j'ai décidé de me reproduire sans trop lui laisser le choix dans la date? Vous le remettez? Bon. Christophe ne peut pas saquer mes
chats et Christophe a un chien, un gros chien bonhomme et bête qui te laisse l'équivalent d'un pull en mohair sur les guiboles chaque fois qu'il te frôle. Un chien fidèle, abruti d'amour, abruti
tout court. Bref un chien à baffer. C'est pas tant que je sois traumatisée par le bosseron psychotique et violeur qui m'a bouffé le bide quand j'étais adolescente. C'est pas tant son habitude de
me locher les mollets avec son bâton quand on le promène en forêt (C'est à la base un chien d'aveugle recalé à l'examen de passage, raison pour laquelle il s'obstine à te coller aux pattes quand
tu marches avec lui) C'est que je ne l'aime pas et comme le souligne très justement l'Aile de Zeste, je n'ai autroducune envie de passer mes journées Dyson en main à courrir après ses putain
poils. Et donc, quand ma ptite salope a essayé de l'incruster chez nous j'ai dit niet. Vous savez quoi? Le Christophe que je pouvais obliger à lire Jane Eyre ou Ethique à Nicomaque sans qu'il
trahisse son total désarroi, ne serait-ce cet imperceptible tressaillement de la paupière gauche, bah ce Christophe-là s'est rebellé:
- Chouips?
- Hein?
- T'es d'accord que pendant huit mois c'est moi qui me suis tapé ta saloperie de litière...
- J'vois pas où tu veux en venir...
- Laisse-moi te présenter la chose autrement. Tu sais où est Boubou?
- Nan et pour tout te dire, j'm'en fous royalement, elle peut brouter des fils haute tension, j'm'en tape les escalopes.
- Très bien, donc tu t'en fous de cette chatte, j'veux dire, dans l'absolu.
- Plus ou moins, oui, pourquoi?
- Parce que c'est la dernière fois qu'elle pisse sur mon pantalon d'élagage.
- Mouarf mouarf
- Tu la donnes ou je la tue de mes propres mains.
- Hors de question, on adopte pas un animal pour l'abandonner, n'est-ce pas? Au fait, il va bien ton chien?
- Mais c'est toi qui n'en veut pas, salope!
- Et alors?
- Tu la donnes.
- Non et ta gueule tu me déconcentres (j'étais accrochée à la manette de la Xbox, j'aurais jamais du acheter Viking pour la fête des pères).
- Ta gueule, toi, connasse. Tu la donnes ou je vais chercher mon chien.
- Je t'aime, mais non.
- Moi aussi je t'aime mais si tu la donnes pas, je tue Boudou. Et elle, je sais que tu l'aimes."
Je le confesse. Oui, je dois me séparer d'une de mes putes de chattes. Je ne suis pas triste, je ne saute pas au plafond non plus. Il fallait faire
un choix entre Boudou et Boubou, c'était vite vu. Bah oui, ya toujours un(e) préféré(e), comme chez les enfants, et ceux qui s'insurgeront contre cette souveraine vérité ne sont que des
pisse-froid. Je ressens cependant le besoin de me justifier, tu permets, lecteur? Laisse-moi te faire l'article. Comme je l'ai dit j'ai deux chattes. La première, Adérèt (de l'hébreu splendeur),
je l'ai trouvée en sortant de cure enfermée dans une cave de Saint-Fargeau. Elle était sale, toute maigre et a chié de la ficelle pendant une semaine. Autant te dire qu'il n'en a pas fallu
davantage pour que mon coeur fonde comme une motte de saindoux sous le soleil d'Uzès. Adérèt, de son ptit nom Boudou, bah ouais tu te casses le cul à trouver un nom qui pète mais résultat tu ne
l'appelles rapidement plus que par ce sobriquet débile à juste titre, attendu que ça signifie "rien dans la tête" en indoue. Boudou, donc, c'est ma compagne de galère. Un chat totalement
dépendant affectif, qui répond quand tu l'appelles et qui fait des tentatives aussi braves que pauvrement concluantes pour te montrer qu'elle sait chasser de façon ultra-pacifiste. Mais elle
progresse, au début, elle chassait des bouts de scotch et les déposait fièrement à mes pieds. Ensuite, ça a été au tour des plumes de pigeon, dégueulasse soit dit en passant, qui jonchaient de
plus en plus fréquemment le tapis du salon. Et pour finir, son ultime butin de guerre, un oiseau en peluche rose qu'elle avait je ne sais comment décroché du berceau auquel il était fixé, pour le
déposer sur le clavier de mon ordinateur, toute pétrie de fièreté. Ya pas à dire, yavait de l'idée. Tu ne peux pas te séparer d'un chat comme Boudou, tu ne te sépares pas de façon générale d'un
chat qui te laisse lui faire faire des cascades. Tout comme tu ne te sépares pas d'un chat qui regarde ton môme avec la bienveillance d'une nurse anglaise.
Quant à Borkate (petit éclair en hébreu), de son ptit nom Boubou-furet, c'est une pure péquenaude du vexin normand, nourrie grassement aux dés de
jambon Herta par une vieille femme replète et ignorante de la stérilisation des animaux, qui contribue par là même à faire exploser le taux de natalité chez les félins tornaciens. Alors je l'ai
prise avec moi pour lui montrer la vie parisienne, la déniaiser en gros. Et surtout la sauver d'un destin qui l'aurait laissée écrabouillée sur une route de campagne. Je tiens à dire à Zeste les
seuls chats qu'écrasent les tracteurs sont les chats déjà morts. Boubou, c'est le modèle d'expo dans la vitrine de la dépendance. Qui te montre plus volontier son trou du cul que ces yeux bleus,
cuisses légères et échine frémissante. Et elle chasse tout cette conne, des mouches aux souris. Quand Boubou regarde un papillon avec de la poésie dans les yeux, Boubou passe derrière et ne
laisse que les antennes. Je l'aime bien Boubou-furet mais pas suffisament pour la préférer à mon mec. Elle fait même pas de cascades, en plus, cette pute de chatte.
Qui d'entre vous la veut?
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-19986597.htmlEt Maintenant..?2008-05-29T11:00:11Z2008-05-29T10:50:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/50/25/37//694441449.jpg" />
amp;
Bah t'attends, connasse.
C'est ça, j'ai plus qu'à attendre. Et donc, me revoilà parmi vous, à me bouffer les ongles, à me maudire, à me mortifier. Trois jours d'exams, c'est
pas bézef, j'en conviens mais j'étais littéralement sur les rotules.
Lundi: grosse grosse panique parce que jamais de ma vie j'ai foutu les pieds à la fac de Rouen devrais-je dire
fac-de-Rouen-de-Mont-Saint-Aignan-à-trente-bornes-de-Rouen-tant-ça-parait-loin. C'est dingue la "capacité volumique" de ce campus, entouré de cités, si bien que par mégarde tu peux très bien te
retrouver à attendre ton partiel dans une cage d'escaliers.
Mais je n'étais pas sotte à ce point-là et surtout j'ai eu la chance monstrueuse de tomber tout de suite, au pif biensûr, sur le bon bâtiment où des
gens sirotaient frénétiquement un café dégueulasse en fumant leurs doigts.
"- C'est ici le DAEU? Je questionne une nana au bord de l'évanouissement
- Ouais ouais c'est là, enfin j'crois, putain c'est là??? Ouais... faut qu'j'me calme, euh ouais haha... c'est là, enfin je crois.
- Merci (je vois l'affiche annoncant l'épreuve de Français) en même temps, c'est écrit juste là, donc c'est sûr.
- Tu sais on est jamais sûr de rien dans la vie.
- Laisse-moi deviner, CNED?
- Comment tu sais??? Pourquoi ya un problème, les étudiants Cned peuvent pas le passer??? Mais dis-moi, putain! Dis-moi!
- Mais non, du calme! Je disais ça parce que ça se voit, c'est tout. Moi aussi je suis du Cned.
- Ok, ouf, tu veux bien rester avec moi?
- Hein?
- Bah ouais j'connais personne...
- Moi non plus je connais personne, c'est pas une raison pour être aussi désespérée. (salope que je suis)
- Euh... Ok pas d'problème. Elle fait mine de partir, courbée par le fardeau de son angoisse.
- Mais non, désolée. Je deviens revêche quand je suis stressée, tu veux un café?
On papote autour d'un café infâme, toutes deux terrifiées à l'idée de passer une quelconque épreuve, priant à chaque minute qui défile et regrettant
le jour où l'inconscience nous a fait nous inscrire.
On entre finalement dans l'amphi en grand brouhaha. A qui de faire grincer sa chaise, à qui d'exploser sa canette de coca sur le sol. On nous tend
les sujets et dans la précipitation, je prend à peine le temps de les regarder: Un résumé+discussion sur la ville vue par Finkelkraut: c'est nul, dégage. Un commentaire littéraire sur Le chêne et
le Roseau par Anouilh, arrière démon, dégage (j'avais depuis longtemps oublié comment commenter une putain de fable). Une dissert' "Pensez-vous que le rôle de l'écrivain soit plus de divertir ou
d'avertir? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur vos lectures personnelles et sur les textes du corpus" Et devinez ce qu'elle a prit cette grande nigaude? Bah la dissert',
évidemment.
Quatres heures passent durant lesquelles je ne lève le nez de ma copie que pour aller fumer une clope. J'applique la méthode à lettre, mon plan me
parait sur le moment tenir la route.
Je sors, finalement. Même si ma dissertation me parait ridiculement courte, la méthode y est. "l'angoissée" me rejoint sans tarder, plus paniquée
encore.
" - Oh putain j'ai foiré!
- T'as pris quoi?
- La dissert', et toi?
- Pareil.
- Je crois que je suis hors-sujet, j'ai commenté les documents du corpus, putain quelle conne!" Elle a un regard de bête traquée, la
pauvre...
- ...
- Tu crois que j'ai foiré de faire ça, hein?
- Bah, comme l'annonçait le sujet... C'était une dissertation, pas une étude de document..."
On a pas le temps de se lamenter, il est déjà l'heure de l'anglais. Je suis passablement furax attendu que si j'avais pris plus de temps pour lire
les différents sujets, j'aurais pû constater que j'avais déjà fait le sujet sur la ville (c'est même le seul devoir que j'ai rendu dans cette matière) auquel j'avais eu 16/20, le même,
exactement. Pute de moi.
Pour l'anglais, on nous tend un cahier gigantesque bourré d'exercices (dix pages).
Là encore je ne vais pas jusqu'au bout et constate à trente minutes de la fin de l'épreuve, qu'en plus des exercices, je devais répondre à deux
questions d'expression, cent mots chacune. Le sujet traitait de la difficulté des handicapés dans une société inadaptée à leur handicap, en gros. Je répond nerveusement à la première question
dont je ne me souviens même plus, genre sommes-nous tous égaux face au handicap ou une connerie comme ça.
Quant à la deuxième, j'en peux tellement plus que je pète un plomb. L'exercice était: "Ecrivez à votre député pour lui suggérer les changements que
vous apporteriez pour améliorer l'accessibilité des handicapés dans la vie de tous les jours. Voilà, en gros ce que j'ai pondu:
" Mister Deputy,
Be sure I'm filled with regrets to interrupt your secretary blowing you under the desk but here's something I'd like to say. Why don't you pull your
fingers out of your ass to check how you stink?
Blablabla (injures)
Ok, sorry, I've got to go...
Sincerely yours and another brick in the wall."
Chuis pas sûre que ça passe. Surtout que c'était totalement gratuit et que ça n'avait pas vraiment de sens.
Bref, le lendemain c'est ma bête noire: l'Histoire. Avec la marmotte insomniaque et prompte à nous filer une crise cardiaque que nous nous
trimballons mon mec et moi, j'ai pas vraiment eu le temps de potasser. Je me rend donc à l'épreuve avec ma bite et mon couteau et advienne que pourra. J'ai choisi par dépit la République
gaulliste en étude de documents. Tu as quatre documents, statistiques, affiches de mai 68, une conférence de presse de Giscard et l'extrait d'un pamphlet de Mitterrand. Première partie, on te
demande de commenter les documents, tranquille. Mais ensuite on te demande une synthèse s'appuyant sur des connaissances chez moi inexistantes. J'ai fait comme j'ai pu et en guise de
conclusion:
" Nous savons, vous comme moi, à la lumière de cet ersatz de synthèse, que je n'ai aucune idée de quoi je parle. Je ne m'en cache pas. J'aurais sans
doute été plus locace si mon fils de deux mois avait eu la bonne idée de faire ces nuits. Cependant, je sûre que vous saluerez la beauté du geste, l'effort de tentative." Je ne peux m'empêcher de
partir d'un grand rire bien sonore qui laisse l'examinateur perplexe.
Et puis merde...
Hier, j'étais au bord de la crise de nerf. C'était l'épreuve de littérature, j'étais au taquet grave.
Tous m'avaient dit (les étudiants ainsi que la secrétaire du DAEU) que nous aurions les deux oeuvres du programme au choix: Dom Juan et Le livre de
ma mère. Chose qui m'a fort plu, du collège au lycée, j'avais soupé de Molière. Je me suis donc complètement rabattue sur Albert Cohen. Adieu Si c'est un homme, les dieux de la procrastination
étaient avec moi depuis dimanche, jour où j'ai découvert que je n'avais pas le bon programme.
Comment trouver le Livre de ma mère un dimanche en province? Si comme moi, tu as le cul bordé de nouilles, tu appelles ta prof de français de
première. Celle-là même avec qui tu as gardé contact, celle-là même qui fondait tous ses espoirs en toi et qui t'avait proposée au concours général, celle-là même qui ne t'en a pas voulu quand tu
lui as dit en substance "Non, j'ai pas que ça à foutre". Par miracle, tu réussi à l'avoir, par miracle, elle possède bien un exemplaire, par miracle, elle te le donne et t'envoie même par même
mail quelques pistes de lecture.
Je crie ton nom Catherine Gotteland. Bénie sois-tu entre toutes les saintes.
J'étais donc bien bien prête, mais bien bien stressée. A tel point que j'en oublié de prendre avec moi l'exemplaire de Dom Juan. Quand je te dis,
lecteur, que les dieux de la procrastinations étaient avec moi... tu vas voir.
J'arrive une demi heure avant l'épreuve et discute avec les autres aspirants à la gloire.
J'apprend que nous étions 119 inscrits, 20% ne se sont pas présentés aux épreuves et que, sur ce panel, seuls 50% auront le diplôme. Je ravale avec
précaution un haut-le-coeur.
Tout le monde semble avoir choisi Dom Juan, l'angoissée itou et je me sens du coup bien seule. Nous entrons dans la salle d'examen, les sujets
arrivent et je ne comprend pas pourquoi tout le monde tire une telle tronche défaite, je suis la dernière à recevoir le sujet et je lis: "Sujet: Le livre de ma mère, dissertation ou commentaire
composé".
Pas de Molière partant, plus de joie. Là, je ne déconne pas, je remercie le ciel, de tout mon coeur pour m'avoir faite si foutrement veinarde. Je
reste les quatres heures de l'épreuve, je pond un truc plus long que le Nil et sors finalement avec la tête de celle qui a vachement pris son pied. Un bon nombre d'étudiants attendent à la sortie
et me regardent avec un oeil mauvais, particulièrement une qui passe l'exam pour la troisième fois et qui part en me disant merde avec un air de je ne te souhaite pas bonne chance. Je suis
contente de cette épreuve, Dieu, j'ai tout donné.
Et maintenant? Bah j'attends... Connasse que je suis.
Merci à mère d'avoir gardé mon insomniaque marmotte pendant que je jouais à l'étudiante
"Amour de ma mère, à nul autre pareil"
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-19870959.htmlPasses ton DAEU d'abord2008-05-25T12:40:08Z2008-05-25T12:35:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html
C'est drôle la vie... parfois, elle te fait croire que malgré une grossesse pas facile, un long séjour à l'hôpital, des nuits blanches qui n'en
finissent plus de pâlir, rien ne t'empêche de t'atteler à des révisions toutes laborieuses pour toi qui a fuit le système scolaire à l'époque où Alexandre Devoise passait encore pour un bon
animateur. Tu passes de coq à l'âne: du change de couches puantes au lexique guerrrier de l'acte I de Dom Juan et tu te ménages même un peu de te temps pour mater un épisode de House Md
ou de How I met your mother. Et donc tu es plutôt sereine en ce vendredi 23 mai 2008. Tu colles son biberon dans la petite bouche si parfaite de ton grumeau et tu te replonges dans les
verbes irréguliers drink-drank-drunk-eat-ate-eaten. Une fois le bib' expédié dans l'estomac si parfait de ton grumeau, tu le couches et une fois cette mission remplie tu te rues sur ton ordi pour
aller lire tous les blogs que tu aimes et que ces temps derniers tu t'es vue obligée de délaisser. Mais un truc te pousse à aller voir ton môme, t'y vas, tu le trouves un chouille pâlot mais rien
de très inquiétant. T'y retourne 20 minutes plus tard et là tu le trouves carrément trop bleu pour être honnête. Tu le chopes, tu le secoues un peu "Si tu meurs, je te tue p'tit bâtard!", tu
cours chercher un thermomètre et le temps de revenir, il a retrouvé ses couleurs. Tu soupires de soulagement parce que bleu comme il était, inerte, t'as bien cru qu'il était mort. T'appelles le
médecin qui vous reçoit sans tarder, il ne voit rien de particulier mais t'envoies quand même aux urgences ped de Mantes, parce que ya pas à tortiller du fondement pour déféquer déquerre: C'est
pas normal pour un bébé d'avoir l'air mort.
Vers 21h, t'arrives aux Portes de l'Enfer, ya pas écrit "Vous qui entrez laissez tout espoir" mais "veuillez éteindre vos portables siouplait",
hormis ça, t'es bien en pleine Divine Comédie: un monceau hallucinant d'âmes torturées: à qui de s'évanouir, à qui de pisser le sang, "Et le môme qu'est arrivé avec un couteau dans l'dos??? Il
couche avec qui???". T'arrêtes pas de te friter avec ta moitié parce putain c'est vendredi soir, il va très bien ton chouips, moi j'ai bossé comme un taré toute la semaine et blablabla. Une
infirmière enregistre ton fils, lit la note que ton médecin t'a chargé de transmettre et dis: "Faut l'hospitaliser, votre fils". Tu demandes pourquoi? Elle dit c'est écrit "en état de mort
apparente". Tu réponds oui mais là, ça se voit qu'il va bien regardez. Elle dit "Faut l'hospitaliser, faut l'garder en observation" Tu dis que tu ne vois pas pourquoi attendu qu'il n'a pas encore
été examiné par un pédiatre, tu argues le déficit de la sécu et elle de te regarder comme une mauvaise mère, elle se barre avec un air de je vous laisse réfléchir. Elle revient dix minutes plus
tard, cette infirmière, tu peux pas l'encadrer de la même façon dont tu n'encadres jamais quelqu'un qui prononce les "s" comme si il avait l'intention de te sssssssscier les tympans.
" - Faut l'hosssssssssssssspitaliser votre filsssssssssssss, il a frôlé la mort subite du nourisson.
- C'est pas vrai????
- Peut-être...
- Comment ça "peut-être" vous balancez des diagnostiques du dimanche sans savoir???
- On sssssssssait jamais...
- Ecoutez, comme tout le monde ici, j'ai pas que ça à foutre que d'attendre trois plombes, mon fils n'a même pas été examiné que vous voulez
l'hospitaliser???
- Ya écrit "en état de mort apparente"
- C'est pas parce que mon médecin est suffisament con pour avoir écrit un truc pareil qu'il faut tout prendre au pied de la lettre, nan mais
regardez-le, rien ne justifie une hospitalisation pour le moment !!!
- Pourquoi vous voulez pas l'hosssspitaliser?
- C'est pas que je ne veux pas, c'est juste qu'il faudrait peut-être l'examiner, non?
- Faut hosssssssssssssspitaliser votre filsssssssssssssss, madame. Pourquoi vous ne voulez pas l'ssssssoigner, votre filsssssssssssss?
- Mais bordel, arrêtez d'me prendre pour une mère indigne, pour le soigner faudrait déjà trouver ce qu'il a et sans pédiatre ça me paraît
compromis.
Tu regardes ton chouips de plus près. Il a l'air aussi paisible qu'un bong.
Les minutes défilent en dialogue de sourd entre l'infirmière et toi. Elle me prévient: "J'vous préviens çççççççççççççççççççça va être long."
L'ambiance est tendue-tendue, il fait chaud, t'en as plein l'cul mais t'es morte d'inquiétude parce que d'un coup d'un seul, ton bébé se met à
chialer. Boh, au début tu te dis que c'est parce que ton mec et toi vous hurlez dessus depuis vingt minutes " Tout ça, c'est de ta faute!" mais il continue malgré la trêve discutable que vous
vous êtes imposé. Il hurle, il trémule et vomit un jet de lait digne de l'exorciste. Ok, il va crever, putain il va crever, putain il va crever. Le chef de service arrive et décèle une hernie
inguinale (en gros pour les néophytes, c'est quand le péritoine laisse passer de l'intestin dans la couille de ton fils). On l'emmène passer une échographie qui confirmera la hernie. De ton côté,
t'es à peu près sûre qu'il n'y a aucun rapport entre le fait qu'il est viré au bleu et la hernie inguinale. On te soutient le contraire. Rien à voir mais ça fait mine de rien 24 h que tu n'as pas
dormi. Les heures passent, minuit arrive sans que t'en doutes. Le chef de service de Mantes-la-Jolie, que tu ranges automatiquement dans la catégorie juif tunisien because tu connais l'sujet, te
dis qu'il faut le transférer à Charles Nicolle à Rouen pour qu'il soit opéré. Il appelle devant toi l'hôpital pour essayer de le placer. Tu te rappelles pourquoi t'adores entendre parler un juif
tunisien et pourquoi on peut facilement les repérer: la plupart des juifs tunisiens ne connaissent pas l'emploi des prépositions, pas de "maisouetdoncornicar". C'est très drôle à entendre. Bref.
T'as pas le temps de te marrer parce que mine de rien, tu frôles la crise de nerf.
A 02h00, une ambulance embarque ton fils et tu la suis comme tu peux, enfin comme le permet un Iveco qui dépassera jamais 110km/h. T'arrives vers
03h30, hagarde échevelée et livide. Dans une chambre de deux mètres sur trois, ils mettent ton fils dans une espèce de cage à pieds qu'ils tentent de te faire passer pour un lit, le branchent
avec toute sorte de fils. Il est vite 05h00. On te dit qu'il va être opéré mais à onze heures et demie, t'attends toujours que le chirurgien passe te voir pour confirmer. Tu partages la chambre
avec une petite fille et sa mère de sept enfants (je dis sept enfants parce qu'ils sont là, dans la chambre, à brailler pendant que ton fils est censé dormir). La première fois, tu dis gentiment
qu'ils feraient mieux de la boucler mais la deuxième t'es carrément moins sympa. Autant dire que ça ne fait effet que 5 minutes. A 17h30, enfin, le chirurgien arrive et dit:
" - Bon, on a pas besoin de l'opérer, rien ne presse, il va bien.
- Ok, mais et son malaise?
- On suppose que c'est un renvoi qui a fait fausse route.
- Donc il ne va pas mourir, hein?
- Non, il va bien. Il peut sortir. "
A 18h30, ton mec démarre le camion. T'as pas dormi depuis... t'es trop fatiguée pour compter. Tu rentres chez toi avec ton chouips et ton chouips et
tu sombres dans un sommeil de plomb.
Ce matin, tu penses encore pouvoir réussir tes exams. Jusqu'à ce que tu te mettes à lire ta convocation " Ne seront autotisés comme document les
deux oeuvres au programme de littérature Dom Juan et Le livre de ma Mère". Comment ça Le livre de ma Mère? J'lai pas lu Le livre de ma Mère !!!!
C'était pas Si c'est un homme????
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-19815678.htmlSi c'est un Homme2008-05-23T12:49:28Z2008-05-23T11:03:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.html
Ya des fois, avec ma pote... qui a une Val (l'Appartement), une Poupon et une pute de chatte (Edit: j'ai oublié un frère: Le
Levraoueger) (L'emmerdeuse, bande de niais! Allez voir dans Létrucdézotgens parce que je sais toujours pas faire un lien toute seule) j'disais donc, ya des fois avec
l'Emmerdeuse, faudrait qu'on se consulte avant d'écrire un article parce que disons que... si je ne faisais pas gaffe, six fois sur dix, on écrirait sur les mêmes trucs en même temps. Mais pas
vraiment de la même façon, cela va sans dire. Bon. Ceci étant dit, et vous étant revenus de son site...C'est bien, hein?, j'vous dit un truc. Je passe mes exam's la semaine prochaine et je viens
juste de me mettre aux révisions "J'écrirai ton nom... procrastination". C'est un truc qui s'appelle diplôme d'accès aux études universitaires. En gros, c'est comme une rampe pour fauteuil dans
les hôpitaux, sauf que là, c'est pour les handicapés du système scolaire dont votre obligée représente un spécimen je dois dire fort beau. Si t'as pas compris, c'est l'équivalent du bac pour ceux
qui ont dit baille-baille au lyçée. Donc, rien de plus normal, j'ai eu sept mois pour me préparer mais je ne m'y mets que maintenant. J'ai quatre épreuves: français et anglais le lundi,
littérature le mardi et histoire le mercredi. Pour ce qui est du français et si vous avez bien en tête mon caractère tout naïf, procrastinateur et "je-me-repose-sur-mes-lauriers-depuis-le-cépé",
vous comprendrez aisément que, ayant miraculeusement eu 15/20 au bac français 1999/2000 (chuis jamais allée plus loin), je zappe complètement cette matière du programme de mes révisions.
Tranquille Mimile et advienne que pourra, celui qui me jette au nez toutes mes fautes d'orthographe n'est qu'une engeance de la pire espèce...Quant à l'anglais, je suppose - avec une confance qui
ressemble étrangement à de la connerie - qu'avec toutes les bêtises que je regarde en V.O, je devrais m'en sortir sans trop de dommages. Reste l'histoire, reste la littérature. Tout ce que je
connais de l'Histoire... c'est la chute du Mur de Berlin, la naissance du Christianisme, le Jeudi Noir, Marignan 1515, la Révolution Française et l'Industrialisation. Autant vous dire que c'est
pas bézef quand tu dois connaître le Monde de 1945 à nos jours, surtout quand tu rentres comme données au problème le fait que je n'ai pas encore ouvert mes cours sur le sujet. Je fonde donc tous
mes espoirs sur l'épreuve littéraire. Ahem. Demandes-moi de te faire un cours sur Stewart O' Nan, une thèse sur Vian, une biographie de John Fante , de t'expliquer les répercussions économiques
des bouquins de Ravalec sur le marché du livre ou l'explication par le menu de l'oeuvre de Queneau, chuis au taquet. Mais demandes-moi de te parler de Si c'est un homme, qui fait partie
de mon programme, et je serais coite, j'te regardais comme une putain de carpe que t'aurais sortie de son bassin de Mes-Fesses-en-Chine. Donc j'ai lu Si c'est un Homme. J'l'ai même lu
avec les yeux d'une Goï, histoire de rajouter un peu de fraîcheur à un sujet qui, n'en déplaise aux furieux, me fais un peu l'effet d'une chanson de Lorie... déjà que ça fait mal aux oreilles la
première fois, mais à force de l'entendre sans arrêt, t'en peux carrément plus. Si par malheur t'es un tant soit peu concerné, pour la métaphore on va dire que t'es un(e) cousin(e) de Lorie, tu
peux finir par penser tuez-moi-mais-par-pitié-changez-de-sujet. Bon. Pas la peine de ménager le suspens, ça te met toujours une bonne tarte dans les babines. Et pis je dois te dire, cher lecteur
qui ne me connait pas encore bibliquement et Dieu sait si vous n'êtes pas légion (tousse, tousse) que je suis le fruit d'un étonnant mélange. Un quart: grec de Salonique (Ouuuuh c'est des juifs),
un autre quart: polonais (ouh c'est encore des juifs), encore un quart: danois (mon côté Viking-t'as-une-descente-qu'on-remmontrait-pas-en-vélo) et mon p'tit quart: français (qui justifie
l'expression de Gabi "faire son français") Si en plus tu prends en considération les origines allemandes et vaguement brésiliennes de ma moitié, t'auras une bonne idée du bordel culturel de mon
fils. J'ai donc essayé de le lire avec toute l'innocence d'une pucelle sur un lit de bidasse et je m'attendais déjà à ce que mes yeux parcourrent une liste plus qu'exhaustive des horreurs dont
j'ai pu déjà cauchemarder avec des mots comme four, abat-jour, savon, bouton, dent en or, charnier, tatouages et j'en passe. Et bah là, non. Là je me suis dit qu'il n'y avait nulle trace de
complaisance dans l'évocation d'une époque empreinte d'atrocités. Toi qui ne connais pas encore Si c'est un Homme mais qui est allé au collège, au lyçée, à la fac ... lis-le. A ma
connaissance, qui connait cependant de nombreuses lacunes, il y a deux oeuvres désormais qui, selon moi, apportent un regard juste (oui, juste et hautement tolérant) sur la Shoah: Les
Bienveillantes et Si c'est un Homme. Dans ces oeuvres respectives, aucune trace de complaisance, ni de "faute" puisqu'on en a soupé, et seulement la dissection précise de l'humain
et de ses méandres. Il faut un courage qui manque à beaucoup pour se faire la vraie parole sans sanglots d'une époque qui ne fut pas la nôtre. Deux voix, un témoignage pour une fiction, qui
valent mille mots des autres, qu'ils soient sionistes ou révisionnistes, qu'ils soient pacifitistes ou vengeurs et peu importe ce qu'ils sont. C'est en qualité d'homme que nous nous devons de
comprendre ce en quoi nous sommes tellement faillibles. Et que la mémoire suffit trop bien à exclure un pardon qui ne nous appartient plus.
Je me suis rendue au Mémorial du Marais, pour y lire mon nom parmis d'innombrables autres. Ca fait très mal de savoir, grâce aux fantastiques
données du Mémorial, le métier et l'âge de ton aïeul, le nom de la rue et le numéro du train qui ont vu déporter les tiens, à Dachau ou Buchenwald et aussi ces blessures dans les yeux des doyens
de ta famille. Mais quand j'ai lu ces deux textes, quelque chose m'a libérée de cette souffrance latente qui n'était pas la mienne.
C'est la valeur simple de la voix, qui ne fait que raconter.
http://www.lameilleurefacondemarcher.com/article-19725137.htmlJ'avais envie d'être une couch surfer2008-05-20T11:08:27Z2008-05-20T09:41:00ZVieux Félinhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1054955.htmlamp;Qui est-ce qui raconte sans arrêt que la télévision est un ramassis de miasmes tous droit sortis du
cul de l'enfer? Ok, la plupart du temps je le pense... ya qu'à voir les télé-réalité-on-te-mornifle-les-ganaches-en-vrai-et-en-16/9, au fait z'avez entendu parler de cette nouvelle idée toute
ricaine? Le show dans lequel des gens se font passer pour des jeunes filles de treize, quatorze ans qui surfent sur le web pour dénicher de pseudo-pédophiles... En gros... tu suis Cindy de
Milwaukee, décidement, elle est partout celle-là, qui se fait passer pour une gamine de 12 ans qui se balade hétéroclite sur www.onsenfout.com. Sa mission, nous dénicher un mâle entre 25 et 55 ans
voire plus, l'appater grave et lui proposer de passer chez lui histoire de se rincer les badigouinses à grands coups de slushy cerise en écoutant le dernier Justin Timberlake. Si le mec dit ok,
c'est bon pour Cindy. Si le mec dit ok, à peine a-t'il ouvert sa porte d'entrée qu'il se trouve plaqué au sol par une tripotée de flicaillons plus bourrés qu'un Nîmois un jour de ferria et entouré
de caméras en veutuenvoila. On l'embarque en direct, inculpé pour tentative de on-est-pas-trop-sûr-de-quoi-sur-mineur-virtuel-de-moins-de-quinze-ans. Ca rassure les parents et en plus ça
rapporte...Rassurez-moi, je ne suis pas la seule à voir toute la putasserie de cette idée? Bref, la plupart du temps, regarder la télévision, c'est un peu comme quand tu veux sauter en parachute,
l'idée est louable mais on ne peut pas prédire les résultats. Tout dépend du psychisme de l'intéressé. Alors ya bien des expériences gentillettes, comme quand tu te colles devant le téléfilm du
vendredi soir sur france 2 because ya Jean-Pierre Daroussin et que tu l'aimes bien et surtout parce qu'il y a un pote à toi qui joue le rôle du "bicot" inculpé à tort pour meurtre dans la France
hypra-raciste des années soixante. Bon, ça casse pas trois pattes à un canard mais tu te marres bien à mater ton pote prendre l'accent d'un épicier marseillais. T'es même un peu fièrote, parce que
Lahcen, tu l'aimes bien. C'est le genre de type qui t'étonne et tu te souviens du soir où, coincée derrière ton bar, tu textotais tout en faisant semblant bosser et que Lahcen se pointe, te regarde
deux secondes avant de lâcher: "Félicitations ma grande! C'est pour quand?" alors que ça fait deux jours que tu sais que t'es knocked up et qu'à part ton mec personne ne sait. Bon. Ya aussi les
trucs super chouettes genre la freebox. Et là, je rend largement hommage à Freebox, seule divinité devant laquelle je peux encore me prosterner, exceptés Queneau et Vian mais c'est une autre
histoire. La seule divinité qui te permet de télécharger des trucs de façon peu légale et de les mater tranquille sur ton écran 17 pouces. Je rend gloire au Dieu Freebox. Et puis parfois, quand
t'es tellement crevée que tout ce que tu veux c'est la béatitude hypnotique que seule peut procurer une chaîne comme TéVa ( je suis la seule à penser que ça veut dire Télé-Vagin?), tu te colles
devant Les dossiers de Téva tout en ignorant le babyphone qui gueule sa race, parce que si tu y prêtes attention une minute de plus, tu feras soon partie des mères qui ont secoué leur bébé. On dit
que tu te colles devant Téva et Marianne Fournier pendant que ton mec fait semblant de prendre son rôle de parent au sérieux et se contente de mimer ce qui devrait être le bain du bébé. Biensûr, il
est infoutu de savoir où sont les choses:
"- Chouips? Où c'est les serviettes? C'est combien la température du bain? J'le déshabille maintenant?
- Dans l'placard sur l'étagère (ça te dit quelque chose l'Emmerdeuse? Le beurre?), 37°, nan tu le laves d'abord et ensuite seulement tu le déshabilles!"
- Je prend l'éponge tu crois?
- Nan, j'l'ai achetée pour faire joli sur le lave-linge..."
Donc on a dit que t'es collée devant Les dossiers de TéVa, tu te crois passablement mauvaise mère de confier ton fils à qui croit que :
"- C'est pas grave, laisse-le chialer, il te teste... t'es vraiment trop bonne, il va te chier dans la main, ce môme.
- Il a 47 jours, tu crois qu'il maîtrise des concepts tels que le chantage???"
Le sujet de l'émission, c'est le Couch-surfing... Et tu trouves le truc génial, de purs inconnus qui viennent squatter ton canap'... des européens, des américains, des asiatiques... peu importe! Tu
sens la bonne vibe du partage te remonter l'échine, un truc que t'as pas connu depuis dix ans, alors que tu écoutais du Bob tout en nettoyant ton bang démontable avec toute la dévoterie du culte,
tout en passant à ton voisin un joint d'herbe fadasse aux relents pourris. Direct, tu tapes Couch Surfing sur Gogole et direct... tu "subscribe now!" T'es super excitée, tu te dis "Putain mais
c'est génial, un réseau qui te permet de voyager n'importe où sans payer le logement et en rencontrant des gens, c'est altruiste, c'est grand, c'est HUMAIN!!!!" C'est le partage, putain c'est
désintéressé, aux chiottes le profit et mon cul sur la commode. Et pendant que tu remplis ton profil, tu te demandes ce que tu as à partager... Ok tu cuisines comme une salope mais ça fait mince
comme "particular skills" Et puis ton mec t'appelle depuis la salle-de-bain. T'es gentille alors t'y vas...
" - Chouips, c'est de la merde ton éponge... t'as vu elle se dissout dans l'eau, t'es pas un peu nulle?
- T'as raison, c'est de la merde...
- Bah oui j'ai raison, pourquoi t'achètes pas de la bonne qualité? (Tu continues de te demander ce que tu as à partager avec des étrangers...)
- Non j'veux dire c'est vraiment de la merde...
- Bah oui j'vois ça, tu me prends pour un con?
- J'veux dire... C'est de la vraie merde... c'est pas l'éponge qui se dissout. Il a chié dans l'eau, ton fils.
La télé... parfois c'est bien, mais parfois faut s'abstenir.