Je sais bien pourtant que je ne dois pas regarder TF1, nan, j'dois pas... j'fais des cauchemars après. Je ne regarde JAMAIS TF1 sauf... hier soir. Hier soir, j'me suis tapé Confessions Intimes (j'entends déjà la foule huer et lancer des tomates). Confessions Intimes donc j'explique pour ceux qu'on eu la bonne idée de ne jamais regarder: c'est un peu le Strip-Tease du beauf. Filez une caméra à Marcel Guitoux, sa femme et ses trois gosses, tous fans inconditionnels de tunning et laissez-les s'entretuer sur la cuisson des pâtes. Ensuite, collez une blonde dont le cou brille par son absence pour présenter l'émission, une autre blonde-bonnasse-Karine-Granval pour faire la pseudo-psy, elle se fringue toujours en grosse salope pour exciter Marcel et faire passer sa femme pour une ânesse. Elle est à peu près aussi crédible que Bernadette Chirac aux restos du coeur mais visiblement ça n'inquiète personne. On ne peut pas dire que cette émission soit une affaire de crédibilité d'ailleurs, crétinerie crasse oui, mais crédibilité non. Bref, au début rien que du très très normal: un nabot marseillais ancien boxeur qui est obviously un jour passé par la case prison. Le genre de type à qui on ajoute des sous-titres, engageant le télespectateur à se demander s'il n'est pas tombé par hasard sur une chaîne croate, le genre de type qui martyrise tout ce qui porte un string et qui passe son temps à jouer à la belotte avec d'autres types tout aussi incompréhensibles. Et puis sa gonzesse, elle par contre on sent qu'elle a fait un effort de présentation, même si ce n'est pas du domaine du probant, on sent la bonne volonté de celle qui sait pertinement qu'elle se fade un gros connard mais qui essaie quand même de le comprendre quand il parle. On assiste, nous téléspectateurs, à leur dispute le nabot dit pendant le diner "Bon j'ai fini, j'vais me coucher" il se lève même si sa meuf n'a pas fini et se casse en éteignant la lumière, laissant la pauvre Brigitte dans le noir devant sa désormais invisible assiette de cervelat. Et elle de rétorquer: "Je ne suis pas un sac à main!!!" Ce à quoi le nabot objecte "Non mais un sac à merde oui". Evidemment je suis pliée de rire et me roule un peu sur le tapis, Christophe par contre ne rigole pas du tout "Tu fais pareil quand je suis dans la salle de bain..." me dit-il avec des yeux tristes. Un texte défile en bas de l'écran: "Votre conjoint vous rend folle appelez le 01 34 .........., Votre conjoint vous rend folle." Sans ponctutation appropriée genre "Votre conjoint vous rend folle?" non non non pas d'ça Lisette, votre conjoint vous rend folle, c'est pas une question c'est un fait.TF1 se casse même plus le cul avec les messages subliminaux, il te dit en gros et gras ce que tu DOIS penser.
Deuxième reportage, le meilleur selon moi, une mère de famille (ahem: six enfants, six pères différents) qu'a pondu son premier marmot à 16 piges et qui décide à 35 d'entamer sa crise d'adolescence en se tapant un jeunot de 23 ans, le chevauchant sur le canapé du salon pendant que sa plus jeune fille se tape les redifs d'Hélène et les garçons. Ca se voit comme un pénis entre deux couilles que maman a découvert récemment les joies de la beuh et que le jeunot, en plus de fumer à l'oeil se fait sucer gratis. Que demande le peuple? Maman:(yeux rouges et secs et quasiment fermé, sourire idiot aux lèvres) " nan mais ils comprennent pas que moi j'ai pas eu d'jeunesse... maintenant je fais qu'est-que j'veux". Plan sur elle dans la chambre de sa grande fille (que le jeunot se taperait bien soit dit en passant) cherchant dans sa penderie quel string elle pourrait lui emprunter pour aller zouker en boîte. La fille arrive horrifiée par l'a(l)ttitude de sa génitrice et tente un pathétique "C'est personnel les sous-vêtements..." Le texte défile en bas de l'écran "Votre attitude nuit à votre entourage, contactez-nous............... Votre attitude nuit à votre entourage"
Après un autre "Vous ne vous comprenez plus" et un " Votre père veut vous gâcher la vie" j'éteins la tivi, passablement ébranlée par le spectacle que m'a offert cette soirée. Je tente un regard vers mon conjoint à moi qui le fuit, nous avons honte, tous les deux. Nous nous inquiétons sérieusement sur notre avenir commun , tous les deux. Nous risquons de nous séparer d'un instant à l'autre, tous les deux. Chacun de nous sait pertinemment que c'est même pas la peine de songer à un coup dans la motte ce soir. On se salue chastement et bonne année grand-mère.
Je sais que je ne devrais pas regarder cette foutue chaîne, cette nuit j'ai rêvé que j'avais une bonde entre les cuisses et qu'en l'enlevant, les eaux se déchaînaient. Je perdais les eaux, enfin le coca light... et me disais oh la vache vraiment c'est un peu tôt non?
Ce matin, ma ville ressemble à Denver après une pluie acide, j'ai qu'une seule envie: traîner dans mon sarouel pour attendre que le monde explose.
FAUT PAS REGARDER TF1










J'aurais du me douter qu'en commençant à écumer toutes les boîtes d'intérim de cette putain de ville j'allais m'exposer à bon nombre de déceptions diverses. Mais voilà, je suis une grande naïve. Et une grande naïve qui, malgré ce qu'elle en dit, croit toujours en la bonté des inconnus ne se doute pas qu'elle va sortir de chez Adia en chialant comme une saloperie de veau. Ca commence normalement, Vieux Félin Grande Naïve Devant l'Eternel se lève et se dit qu'une fois n'est pas coutûme, elle va faire ce que lui dit son boy, trouver un boulot. Alors elle prend ses petits doigts et elle tape "agence intérim" dans les pages jaunes. Jusqu'ici tout va bien, elle reprend ses petits doigts et elle compose le numéro de l'agence la plus proche de chez elle (200 mètres) parce qu'en plus d'être naïve, c'est aussi une sacrée feignasse. C'est une certaine Lucille qui me répond, après lui avoir exposé ma situation: aucun diplôme, enceinte de six mois, sans moyen de locomotion, grosse merde financière, prendrais à peu près tout et n'importe quoi pourvu que ce soit un tant soit peu rémunéré, Lucille me dit qu'elle comprend très bien et que mon "état" ne m'empêche absolument de trouver du travail. " Vous en faites pas, on va bien vous trouver un p'tit quelque chose à faire". Lucille est très très sympa, Lucille... c'est le genre de personne tellement gentille au premier abord qu'elle te donne envie de te blottir dans son giron pour attendre la fin du monde. J'ai toute confiance en Lucille qui m'encourage à passer à l'agence pour m'inscrire. Une fois de plus, je fais ce qu'on me dit: je prends mes papiers, ma carte d'identité, ma carte vitale, ce qu'il me reste de courage et me rends à l'agence en question.
Comme vous devez vous en douter, ma bonne humeur de vendredi n'a pas duré plus de quarante-cinq minutes. Il m'est profondément impossible, je dirais même plus, viscéralement impossible de mettre mon cynisme de côté plus d'une journée. C'est pas que j'aimerais pas, hein, être un peu plus gaie et un peu moins "gnagnagna Et t'as vu l'autre... pis d'abord j'en ai marre... gnagnagna quelle vie de merde..." le problème c'est que numéro un: je ne serai plus moi-même et ça j'aime pas, numéro deux: je serai moins drôle pour ceux que je fais marrer et ça j'aime pas non plus, et numéro trois-pas-des-moindres: je ne serai plus apte à écrire ce blog et ça j'aime carrément pas du tout. Enlevez-moi ce blog et je ne serais plus qu'une pauvre chiffe suicidaire, un égo fantôme, une tagliatelle séchée sur un rebord de casserole. Je pourrais même tourner carrément mal, genre fan de disco. Je ne sais pas si vous avez remarqué, et là si j'en choque tant pis pour eux, mais les rares vrais amateurs de disco qui ont pu croiser ma route n'étaient que de sombres dépressifs en manque de design plastisque et de patins à roulettes. Des gens tellement tristes de constater que la vie à leur époque n'est pas du tout celle qu'ils avaient imaginé qu'ils se sentent obligés d'écouter cette musique de G.O, dans le secret espoir de vivre encore un peu comme dans That seventies show . C'est pas seulement les paroles, c'est pas seulement la musique, c'est le message de ce mouvement diabolique: Accroches-toi un sourire aux oreilles et danse comme si t'avais des fourmis rouges dans le cul même si tu rêves juste de mettre la tête dans le four (ça marche aussi pour la techtonik). D'aucun dirait "Tu peux parler avec ton rock poussiéreux" je dirais "Fuck Marcel, ça au moins c'est d'la zique" Comme dirait l'autre "On est pas des lyonnais non plus..." Cherchez pas, ça ne veut rien dire.
Ya des jours comme ça, où rien ne peut m'atteindre. D'aucun dirait qu'ils ne sont pas légions, je dirais Fuck.
Hier soir, alors que j'attendais dans le couloir de l'appartement de ma belle-mère que Christophe veuille bien enfiler ses pompes et son manteau pour qu'on se casse dare-dare, j'ai remarqué une espèce de prospectus qui traînait sur la console... "Zizi sexuel, l'Expo" à la Cité des sciences et de l'industrie. Force m'étant de constater que ma belle-mère était déjà bien au fait du comment on fait les grumeaux, j'en conclue que le prospectus vise les mioches qu'elle garde (Son boulot c'est d'être une vraie mère pour des enfants d'IME, ça va du psychotique au débile profond, elle a bien du courage). Après avoir imaginé Claire (ma préférée) en train de foutre un boxon monstre dans le métro, à l'expo et dans le train, me vient la pensée que j'aurais un jour à expliquer à mon grumeau à moi ce qu'est le sexe. J'ai comme l'impression que ça va être folklo, pédagogue comme je suis. D'aucun dirait "Te caille pas l'lait cocotte, t'as le temps d'voir venir", je répondrais que perso, mes 17 ans c'était hier et qu'on est jamais trop prudent. J'ai bien pensé en toucher un mot à Christophe mais il était hypnotisé devant une sombre histoire de viol et de dépeçage d'enfant... dans une de ces émissions très saine où l'animateur a les yeux perpétuellement équarquillés avant de partir en remontant le col de son trois-quart en cuir, comme si il faisait froid dans les polars des années 50. Je n'en ai rien fait, il aurait pu penser que j'avais de drôles d'associations d'idées, pour ne pas dire franchement douteuses. Moment de solitude extrême, comme ma chatte quand elle squatte dans la chambre pendant nos ébats et que dans ses yeux je lis "Zêtes d'un ridicule à vous trémousser comme des lombrics..." Seule, donc, j'essaie de me remémorer comment on me l'a expliqué quand j'étais chtiote. C'est mon père qui m'avait instruite, tous deux assis en tailleur sur la moquette de ma chambre de chtiote petite fille qui pense qu'Hélène Rolles est la réincarnation du Dalaï-Lama et que Bernard Minet est envoyé sur Terre pour apaiser toutes les guerres. 
Zendizkoualégens?