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How much is your blog worth?
Vous êtes le ème pelé à glander ici, félicitations...





Ils ne se doutent de rien...
Ils ont juste eu le malheur de passer sous mes fenêtres...
Qui sont-ils?
Va-t'il la jeter brutalement sous les roues d'une ford escort?
Bah non, même pas...
Est-ce au moins un couple adultère?
Oh la vache, l'est grand temps que je trouve du boulot...
Ce matin, toujours pas remise du cadeau extraordinaire que m'a fait mon homme, j'ai décidé de lui dédier mon post du jour. Oui parce que j'vous en parle quand même souvent, il est grand temps de faire les présentations. J'vous présente donc celui-qui-a-le-courage-de-me-supporter-7j/7. Bon là, il se cache un peu, c'est qu'il est timide c't animal, vous ne manquerez toutefois pas de noter l'oeil mutin et la dimension originale de son oreille gauche [edit] ni même le tee-shirt Schoolrag dont la production a cessé au milieu des annés 90. Christophe, de son petit nom, avec une mère comme la sienne, a forcément beaucoup de sang-froid. C'est un peu la force tranquille de la maison: remarquez le rôle de l'hystérique était déjà pris par votre obligée. Notre rencontre et notre union devait être prédestinée (cf Le pain au chocolat le plus cher du monde) attendu que c'est au collège que nous nous sommes vus la première fois, dans le bureau de conseiller d'éducation. Puis, nous avons dû attendre plusieurs années avant de nous retrouver passablement défoncés dans une cave, à rouler du mauvais shit et à rigoler bêtement. Christophe soutiendra toujours que ce jour-là je portais une chapka, moi je soutiens juste qu'il était plus attaqué que je ne l'étais. Encore un ou deux ans plus tard, il avait l'habitude de se ravitailler chez mon petit-ami du moment dans un appartement crade où tout ceux qui se faisaient chier à Vernon venaient passer le temps. Lui il voyait une fille famélique à moitié débraillée qui préparait des bangs pendant que son rat escaladait le sommet de son crâne, moi je voyais un garçon beaucoup trop sain pour être honnête, je le soupçonnais de faire du hand et de porter des tee-shirts Fruit of the Loom. Et puis encore trois ans plus tard, alors que j'étais de passage à Vernon (pas la queue d'un radis, je préfèrais encore squatter la maison familiale que de bouffer des pâtes au p'tit dèj dans mon studio du boulevard de Charonne) nous étions tous deux au bar qui se trouve maintenant en bas de chez moi, à siffler des bières. De fil en aiguille, notre taux d'alcoolémie grimpait sagement, nous avons fini dans la salle-de-bain d'un de ses potes à faire des trucs pas catholiques avant de terminer la nuit dans une maison vide et glaciale. C'est beau la jeunesse, à ce moment, ni l'un ni l'autre ne se doutait de ce qui allait arriver. C'était plutôt l'optique on fait ça bourrés et on se regarde en chiens de faïence le lendemain, honteux d'avoir cédé aux plaisirs coupables. Ca fait quatre ans qu'on se regarde en chiens de faïence. Christophe est un homme responsable qui a paradoxalement douze ans d'âge mental, du genre à courir comme un dératé avec son caddie dans les rayons de Leclerc. Sans toujours prendre garde aux femmes avec enfant qu'il manque de renverser la plupart du temps. Le genre d'attitude qui ne me met pas forcément à l'aise, quand la dame en question m'adresse un petit sourire gêné et un regard compatissant genre heureusement que c'est pas moi qui me le fade. Dans ces cas-là, quand il est trop ingérable par l'opulence des grandes surfaces, j'ai coutûme de soudoyer la nana de l'accueil afin qu'elle passe un message avec son micro "Le petit Christophe est attendu à l'accueil... le petit Christophe..." En général, ça le calme. Christophe peut s'empiffrer une quantité impressionnante de bonbons. Quand Christophe est content: il saute sur place ou il tortille du cul (remarquez, je le fais aussi) ou il fait le chippendale qui tombe le tee-shirt pour en faire une hélice au dessus de sa tête. Christophe passe son temps à se moquer des gens "T'as vu cuilà (un bébé)... tu trouves pas qu'on dirait Jean-Luc Reichman qu'on aurait giflé pendant 24 heures?". En parlant de "tu trouves pas qu'on dirait"... Christophe est tout sauf physionomiste "Hey Chouips, c'est Nicole Kidman, elle? " "Euh... ahem, non c'est Florian Zeller". Christophe est aussi un vrai aventurier, du genre à partir en Bolivie ou en Islande avec sa bite, son couteau et un kilo de riz. Christophe est écolo, l'été avec le camion, il roule à l'huile de colza, même si on parait toujours un peu suspects avec nos vingt-cinq bouteilles d'huile lui soutient que c'est pour faire une très grande quantité de chi-chi. Christophe a un sens particulier de l'orientation, laissez-le faire, vous mettrez quatre heures pour parcourir les 80km qui séparent Vernon de Paris. Christophe sait toujours me faire plaisir, il achète les romans que j'ai très envie de lire et les range dans ma bibilothèque comme s'ils avaient toujours été là. Christophe est sympa avec ma famille, le jour de son anniversaire (à lui) il a accepté de nous accompagner ma soeur et moi voir Le secret de Brokeback Moutain. Christophe reste toujours stoïque quand je dis de lui qu'il a la trentaine ou quand je lui demande de faire quelque chose contre sa chute de cheveux. Christophe a beaucoup de mérite de m'emmener tous les ans en vacances même si je mets System of a Down à fond dans le camion durant l'intégralité du trajet Lille-Marseille alors que lui, il est plutôt branché dub. Christophe a tant bien que mal essayé de cacher sa totale suprise quand je lui ai appris qu'on était enceintes et il n'a pas raccroché (Il aurait pû: il était à Lima le lendemain du séisme, c'était tout à fait jouable de prétexter un " ça va couper, chérie") et il est revenu avec un petit bonnet en alpaga pour son fils. Tout ça prouve que Christophe a du tact et qu'il est sérieux comme garçon. C'est bien simple: je l'aime, ce mec.
Ya pas à dire, parfois j'me fais tellement chier que mon boulot me manque. Répéter 50 fois par service la liste complète des plats de la carte parce que les clients préfèrent quand c'est la serveuse qui raconte ce qu'il y a à bouffer, les mises en place pénibles où faut au moins être sous coke pour finir dans les temps, les je-sais-pas-quoi-bouffer qui étudient trois heures le menu, à deux doigts de demander une étude de marché. Et puis mes patrons aussi catholiques que mal-intentionnés: les ordres de Charlotte comme plier les essuies-mains en forme de passoire, changer l'eau des fleurs et compter le nombre de sets en papier utilisés par service. Sa mauvaise foi légendaire: "Non, il est hors de question que je déduise votre pourboire de ce chèque, en plus vous me devez les cinq minutes que vous n'avez pas faites hier", ses insultes à peine voilées "Arrêtez de fumer comme ça à la porte du restau, on dirait que vous racollez rue Saint-Denis". Et puis son mari, qui enlevait la farine imaginaire que j'avais sur la poitrine, qui tenait absolument à me raccompagner chez moi le soir même quand je ne travaillais pas, qui picolait en cachette et me soudoyait avec des bouteilles de champ' pour que je ne le balance pas à sa femme. Et puis Eddy, mon bon vieux Eddy, l'apprenti pas doué qui la veille de son cap ne savait toujours pas faire un beurre blanc, Eddy qui assomme un chef avec un thon surgelé, Eddy qui veut toujours te vendre quelque chose: du shit, un portable, un scooter, un rein... Silli le chef qui te collait toujours une merde commerciale dans la tête, même que tu passais le reste de ta journée à chanter Dalida ou Les Chaussettes Noires ou même Tata Yoyo. Les clients qui te font tellement chier que tu finis immanquablement par les insulter et les virer du restau. Et même cet ignoble tablier en jean avec un tranfert passoire, l'emblème du restau, que je portais chaque jour que Dieu fait. Tout ça, toutes les raisons pour lesquelles j'ai ouvert ce blog, bah ça me manque vachement. Voyez à quoi j'en suis réduite, regretter un boulot de merde où le patron me harcelait et où la patronne réunissait tout ce qu'elle avait de bons sentiments pour pas me trucider sur place... J'envie même mon élageur de mec, quand il rentre le soir tout couvert de boue, avec des copeaux de bois dans l'oeil et une entaille de tronç' dans la jambe. J'me dis qu'il en a de la chance, d'avoir du boulot. Ca me fait de la peine quand il fait du black le weekend et qu'il ne veut pas m'embaucher comme homme de pied, quand finalement il rentre courbé par le poids d'une juste fatigue, les poches pleines de billets qu'il ne me laisse même pas compter, un sourire béat aux lèvres, le sourire de qui a été utile. Et que moi, petite merde paresseuse, je suis juste crevée d'être restée posée sur mon cul toute la journée... J'aime pas être chômeuse. Ca me rend mollasse et nostalgique. Ca me donne envie de jouer au Loto et au Rapido, de traîner dans les cafés et de lire l'Equipe...
Putain de merde...
Ok sauf autre incident majeur: nouvelle coupure d'électricité, suicide, combustion instanée d'unité centrale, je suis bel et bien de retour. Et grâce à mon cher et tendre... une olà pour mon mec, s'il vous plaît. Ok ça a commencé avec ces enculés d'EDF, vais leur pondre une de ces lettres de réclamation vont même pas comprendre ce qui leur arrive ces bâtards. Avis au petit gringalet qui a rétabli mon courant lundi: j'aurais ta peau fumier-toi-qui-m'a-balancé-pour-avoir-fait-sauter-les-scellés. Avis au connard de la hotline free: toi qu'est planqué au fin fond du Maroc et qui m'a conseillé une connexion qui n'a fait qu'achever mon vieil ordi fidèle, je vais t'énucléer la prochaine fois que je passe par Agadir. A cause de ce connard, j'ai passé une nuit entière à essayer de sauver ma bécane, allant jusqu'à démonter plein de petits trucs et souffler dessus comme s'ils allaient miraculeusement se remettre à marcher. Jusqu'au matin j'ai lutté, armée de lampe frontale et de tournevis, pour le maintenir en vie, force était de constater qu'il avait canné et que de mon côté, mes yeux prenaient l'allure pénétrée d'un raton-laveur toxicomane. Ajoutez à ça la disparition de ma chatte Boubou (pas celle que je mentionne régulièrement, l'autre), chatte qui brille par son insignifiance, son total manque de personnalité, comment voulez-vous vous apercevoir de la dispariton d'une espèce de non-présence: pas facile. M'en suis rendue compte quand: totalement épuisée par ma nuit blanche, contrite par le décès de mon ordi, je versais des croquettes dans la gamelle d'eau et que je n'ai vu se pointer qu'un seul trou du cul au lieu de deux. J'ai cherché jusqu'à dans mes Doc'Marteens (ouais ouais, j'y ai déjà retrouvé mes chats) pas de trace de ma pute-à-patte. La gourgandine s'étant échappée par la fenêtre de la cuisine, profitant du grillage dégagé pour laisser passer la rallonge qui nous reliait à la cave. Là, j'étais pas loin de mettre la tête dans le four qui heureusement n'était pas alimenté. J'ai bien cru qu'on voulait m'achever quand le dépanneur informatique m'a annoncé la bouche en coeur qu'il pouvait tout-à-fait me fournir un ordi d'occas' de 60 gigas pour la très modique somme de 400€. "Vous plaisantez?" dis-je "Non en plus je suis sympa je ne vous compterai qu'un seul déplacement, sinon je peux juste vous changer l'alimentation mais pour ça il faut aussi que je vous change le boîtier, ça vous ferait dans les 100€" annonce-t'il avec un air de je sais bien que t'es dans la merde sans ordi espèce de geek alors j'en profite. J'allais me jeter sur lui quand mon cher et tendre est brusquement entré dans la pièce. Déjà avec son allure d'armoire bretonne il en impose direct mais quand il parle encore plus: "Z'allez arrêter d'vous fout' de not'gueule? T'inquiètes ma Chouips je t'ai acheté un nouvel ordi, j'voulais te faire une surprise pour la Saint-Valentin, Merci hein! Merci!!! (à l'adresse du réparateur)" Bon là j'ai un peu fondu en larmes devant tant de bonté, un vrai miracle de Noël mon mec. Je lui dis "T'es sûr? Pourtant je le mérite pas, j'fous rien! Tu vis avec une espèce de cinglée qui ne lève la tête de son écran que pour regarder la P'tite Maison dans la Prairie. Pourquoi, pourquoi tant de booooonté???" "Oui mais je t'aime, t'es ma Chouips" Que voulez-vous répondre à ça? Mon coeur fond au souvenir de cette réplique parce que me faire un enfant ne consistait pas à mes yeux une réelle preuve de son amour indéfectible, mais ça oui carrément. Je sais je suis spéciale... Une olà pour mon mec s'il vous plaît. La perspective d'aller chercher mon ordi à la Poste ce matin m'a fait ouvrir les yeux vers 6h30 et je trépignais consciencieusement jusqu'à 10h, heure à laquelle mon colis était disponible. Problème 1: comment aller le chercher et le transporter jusqu'à chez moi alors que le seul parcours de mon bureau à ma cuisine m'essouffle pour une demie heure? Qu'à cela ne tienne, j'ai chopé ma valise à roulettes avant de me rendre ventre à terre à la Poste. Problème 2: Le type du guichet me demande ma carte d'identité: "Madame (putain j'aime pas qu'on m'appelle Madame) votre carte d'identité a expiré en 2004...elle est déchirée et il y a du chewing-gum collé dessus" Moi: "Ahem, oui je sais je suis en train de la refaire, allez fait péter l'colis" Lui: "Le problème voyez-vous c'est que je ne suis pas sûre que vous soyiez bien propriétaire du colis et puis qu'est-ce que c'est que cette valise???" Moi: "M'enfin vous voyez bien à la photo que c'est moi! " Lui: "C'est à dire que non, ce n'est pas probant..." Moi: "Ecoutez, l'âge ingrat... vous connaissez, viviblement vous êtes passé par là vous aussi (j'aurais pu faire l'économie de cette remarque) c'est pas parce que j'ai eu le malheur de couper ma frange toute seule et que mon nez à l'air de vouloir vérifier mon haleine que ce n'est pas moi, bordel! J'ai pas changé à ce point depuis 1994!". Après m'être délestée d'un billet de 20 et avoir dit haut et fort : "les employés de la Poste sont des êtres supérieurs" le type me tend le colis, beaucoup, beaucoup trop gros pour mes ptits bras et ma ptite valise. Problème 3: Penaude, je dépèce le premier carton mais le deuxième ne rentre pas d'avantage. "Euh s'il vous plaît, j'peux vous laisser ma valise deux minutes?" "Si vous y tenez, mais urgez... c'est pas dans mes attributions de surveiller vos merdes" Peut-être est-ce la rapidité avec laquelle j'ai pris mes jambes à mon cou, peut-être est-ce la lueur malhonnête dans mon regard qui a fait tiqué le guichetier: "Vous revenez hein? Zavez intérêt à venir ranger votre bordel!!!" Et moi de répondre, altière et rouge: "Va te faire foutre, petit plouc"
Qu'est-ce qu'on ferait pas pour raconter sa vie...
Salut bande de fifrelins
Suite à des problèmes informatiques majeurs mettant en cause ce ramassis d'enculés de la pire espèce que sont les agents EDF de la ville de Vernon ainsi qu'un informaticien malhonnête, Attendu que je me vois privée de matériel informatique, je suis sincèrement navrée de ne pouvoir donner suite à votre attente. Toutefois ya de la lecture quand même, ne vous sentez pas interdits de lire mes vieux fonds de tirroirs.
Croyez bien que je reviens très vite vers vous et dans cette attente veuillez agréer l'expression de mes sentiments respectueux, espèce de pervers
Baille
Bise
Grrr
Zendizkoualégens?