Encore un truc à éviter de faire dans ma cambrousse: chercher à acheter une bédé, ça s'applique d'autant plus
quand on cherche un truc en particulier. Il y a quelques temps, L'Emmerdeuse conseillait à ses ouailles la lecture des aventures de Nick Omouck de Manu Larcenet. Vu qu'elle en parlait bien et que
j'avais épuisé tout ce que Radada, Calvin et Hobbes, Pascal Brutal et Le Chat du Rabbin avaient à offrir, j'ai dit banco ("un vrai capricorneu celui-là" celui qui trouve la joke gagne une canette
de coca light). Pourquoi me direz-vous ne pas simplement commander la bédé sur internet, comme tout le monde?... parce que la connasse qui vous sert d'obligée a une fois de plus paumé sa carte
bleue. J'avais donc déniché l'unique magasin de bédé du secteur: un cagibi devrais-je dire mais au moins allais-je trouver mon bonheur, pensais-je. "Vous avez Nick Omouck?"
"J'vous d'mande pardon???" me répliqua outrée la tenancière. "Nick Omouck, de Manu Larcenet?" "Aaaah!!! Non désolée, mais j'en aurais la semaine prochaine". Une fois n'est pas coutûme, disons aussi que j'avais pas le choix, j'ai pris mon mal en patience. Aussi hier, attendu qu'on pouvait enfin jouir d'un temps normal pour la Normandie et pas ce putain de soleil façon Côte d'Azur, j'ai décidé de remmettre le nez dehors et d'aller quérir ma bédé. J'ai tout de suite vu que ça n'allait pas être de la tarte. Ce qui était la semaine dernière une petite femme brune et replète avait laissé place à une septuagénaire quasi-aveugle courbée sur un numéro de Closer. "Bonjour, dis-je, je suis passée la semaine dernière, j'avais demandé à ce qu'on me mette de côté le premier tome de Nick Omouck" Autrouducune réaction, à peine la vieille avait-elle haussé un sourcil... "Excusez-moi!" hurle-je et je répète mon blabla Nick Omouck blabla semaine dernière blabla. La vieille me toise alors avec circonspection, un peu comme si elle avisait une bouture qui n'a pas pris ou un thé qu'infuse pas et me lance: "On va regarder dans ces cartons...là" (Ces cartons = 30 cartons empillés) "Bah aidez-moi au lieu de rester plantée comme ça, z'attendez quoi, les saints sacrements???" Pour le coup, elle m'a mouché la vioque et nous avons donc entreprit à deux d'exhumer le contenu de son réassort. Très vite, la boutique croulait sous les cartons éventrés "Sortez-moi ça dehors, voyez pas qu'ça prend toute la place!" J'me dis heureusement qu'elle va bientôt canner parce que j'avais bien envie de forcer le destin... "Bon ça... ça va avec les nouveautés, posez-les sur le présentoir là-bas, mais non pas comme ça nounouille! Voilà... Rhooo pas bien compliqué quand même c'que j'vous d'mande!" Je ne déconne pas. "Et pis ça, ça va avec les Lanteust, à côté là, sous vot-nez, bon sang" Et ça continue... toujours pas de Nick Omouck... Au bout de 20 minutes j'avais fini, j'étais en sueur et j'avais comme qui dirait envie de pleurer. "Bon et ma bédé dans tout ça?" lui demandai-je. Pas de réponse. "Ma bédé, bordel !!!!" Là elle lève les yeux sur moi, semblant sincèrement me découvrir. "Je peux vous aider?" J'en reviens pas, je crois qu'elle se fout largement de ma gueule: "Vous vous foutez d'moi? Ca fait 20 minutes que je déballe vos cartons de merde, vous les avez oui ou non ces putains de Nick Omouck???" J'ai du l'effrayer un peu parce qu'elle a pris peur "Sortez tout de suite de mon magasin ou j'appelle la maréchaussée!" dit-elle. Les bras m'en tombent... "Ecoutez, je veux seulement savoir si vous avez reçu mes bédés, c'est tout" "Revenez dans une semaine, ma fille est en vacances c'est elle qui s'occupe de ça, maintenant sortez satyre, ah les jeunes... bande de sauvages vous êtes pire que les noirs!!! Sorteeeeez !!!" Soucieuse d'éviter de me faire embarquer par les flics, je sors prudemment à reculons... c'est alors que sur sa vieille pêche se dessine un sourire sardonique qui me fait froid dans le dos. Pas de doute elle se foutait bien de ma gueule. Mes nerfs ont lâché j'ai fondu en larmes.
Dans mon bled, quand tu veux juste acheter une bédé, tu te retrouves à te faire enculer par Carmen Cru...
Putain d'bled...










La première chose que je ferai une fois que j'aurais pondu mon nain et que je me serai un tant
soit peu remise du choc... ce sera organiser une fête costumée (on sent déjà la nostalgique du carnaval...) D'une parce que je sais pas pourquoi mais c'est une idée qui me hante et qui continuera
de me hanter tant que je ne l'aurais pas fait, deux parce que j'ai toujours envié Halloween aux ricains (remarque bien c'est pas une référence, j'leur envie aussi Thanksgiving, ouais nous on a
que Noël pour se haïr en famille et se balancer des trucs à la gueule... c'est peu pour une année entière et j'ai aussi une passion immodérée pour la Nouvelle-Orléans) et trois parce que bordel
de merde je l'aurai bien mérité.
Dieu que j'en ai ras-le-cul de ce putain de beau temps... C'est bien simple, tous ces connards qui font tomber la doudoune en chaussant leur Ray-Ban, affalés comme une tripotée de trous du cul à la terasse des cafés ... j'le dis tout net: ça me donne envie de gerber. Aaaaah ils le veulent leur cancer de la peau, comment qu'y f'ront ces gagneurs quand ils seront tout couverts de carcinomes "Dire que j'voulais seulement bronzer", heiiiin? Qui qui va encore creuser le trou de la sécu tout ça par vanité, putain de vanité... Putain d'gens, tiens...
Toi lecteur, laisse-moi t'apprendre un truc. Tu veux savoir comment obtenir ce que tu veux? (Dans la mesure du jouable, hein, j'vais pas te dire comment gagner un million d'dollars) Un seul mot d'ordre: La technique de l'intimidation passive. Comment qu'tu crois toi qui traîne sur mon blog que je peux passer mes journées les doigts d'pieds en éventail pendant que Bibi joue de la Stihl pour ramener de substantifiques brindilles dans notre nid d'amour? Comment que j'fais pour me faire offrir un ordinateur, une bague Mauboussin? Comment que j'fais pour faire des courses quand j'ai pas la queue d'un radis? J'vais te le dire... écoute bien fort. Ca marche pour ta moitié, ton banquier, ta mère, la femme de ménage, le chien du voisin.
A force de lire le blog de l'Emmerdeuse (vas voir son blog...vas-y j'te dis!), je fais des rêves bizarres. D'aucun dirait que ça date pas d'hier et que c'est pas la peine de balancer les copines, je dirais si, c'est elle qui est à l'origine de mes fantasmes douteux avec son article "On a retrouvé le fils de Jr Ewing". Si on pouvait choisir de quoi on rêve, moi je sais pas j'aurais choisi un rêve dans lequel je gagne le Goncourt avant de mettre un coup de boule à Didier Decoin (au hasard....), mais non non non... A la place, je me suis tapée l'union improbable de Pascal Brutal (le héros de Riad Sattouf, que vous trouverez chez n'importe quel bon distributeur de Fluide Glacial) et de Charles Ingalls (Ai-je besoin de le présenter? question purement rhétorique)
Je ne saurais trop conseiller aux encloquées d'éviter de choper une gastro passé le sixième mois. Déjà habituellement, pour des raisons qui font appel au bon sens, on évite d'en choper une, mis à part bien sûr les quelques excitées de la balance qui voient là un bon moyen de gerber utile. Quand en plus on se trouve comme qui dirait " dans d'beaux draps" ou comme dirait ma mère qu'on a fait "une grosse bêtise", on évite les filles, on EVITE et ce pour plusieurs raisons. La première: comme on le sait notre sens de l'équilibre étant déjà mis à mal par l'espèce de pomelo qui ne cesse de distendre votre tee-shirt "Club Mickey Cabourg 1987", inutile d'aller dinguer sur tous les murs dans votre fuite éperdue vers les commodités pour finalement poser un renard sur le lino de la cuisine. Ca fait sale et on se sent coupable... Deuxièmement: pour peu que vous soyiez arrivée aux toilettes sans encombre un nouveau problème se présente: Ne vous accroupissez pas, bah non, accroupie vous verrez c'est pas possible, même la nana qui a des abdos d'enfer serait infoutue de se soulager et se verrait containte de mourir lentement étouffée. Donc on se met debout, la tête penchée vers la lunette, on trouvera aussi judicieux de se tenir avant de partir en avant et de s'éclater le nez sur l'étagère à bédés. La position debout est la plus pratique mais aussi la plus risquée: si on a une bonne gastro des familles, la pression du jet rendra votre capacité à viser correc' quelque peu aléatoire. Là encore, ça fait sale et on se sent coupable. Pour peu que votre compagn(e)on un peu fragile de l'estomac se soit réveillé et vienne voir ce qu'il se passe, vous pouvez vite vous retrouver tous les deux à rejouer de façon personnelle la fameuse scène de l'Exorciste et tout ça à 6h00 du mat'. La gerbe c'est comme les baillements, la plupart du temps c'est communicatif...et à quoi ça sert franchement, de commencer à se haïr si tôt dans la journée? De plus, les contractions du diaphragme peuvent entraîner d'autres contractions, plus bas, et qui pour le coup sont franchement plus douloureuses et ont d'autres sortes de conséquences qu'une tâche sur la lunette, pondre un p'tit prémat par exemple.
Zendizkoualégens?